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Bases théoriques sur la promotion de la non violence

1 - Violence

2 - Bullying



1 - Violence

Qu’est-ce que la violence?:
Toute action intentionnelle qui produit ou peux produire mal physique, phycologique ou sexuel. On peut différencier entre violence réactive, celle qui surgit d’une explosion quand on expérimente un niveau de tension ou de difficulté qui supère la capacité de la personne ou du groupe pour l’affronter d’une autre façon et la violence instrumental, celle que fa servir la force et l’agression pour réussir les objectifs prédéterminés.

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Types de violence humaine:
La violence peut se manifester de façon différente et dans divers contextes. Suivant le contexte on peut parler de: violence dans le travail, dans les institutions, en classe, en sport, dans la famille, dans un groupe social déterminé etc. Suivant la manifestation de la violence on peut parler de: violence de genre, violence infantile, violence entre camarades (Bullying)

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Apprentissage de la violence:
A partir d’une perspective systémique, la violence apparait comme une conséquence d’une interaction problèmatique entre l’individu et son entourage. Le modèle écologique de Bronfenbrenner et Belsky qui présente l’individu plongé dans une série de systèmes dans lequel il évolue est très utile pour l’analyse de l’apprentissage de la violence.

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Macrosystème
Exosystème
Mesosystème


Microsystème



Microsystème, (entourages immédiats du sujet, tel que le contexte familial et scolaire):
Une grande partie de la violence apparaît dans le système familial où ils acquièrent les premiers modèles, où se structure les premières relations sociales et les premières attentes basiques de ce qu’on espère de soi même et des autres. Dans certains cas, les enfants exposés à la violence familiale, reproduisent les shémas quand ils agissent dans le monde extérieur. Ils ne connaissent pas les formes de relations qui ne se font pas à travers la violence et ainsi leurs relations finissent pas se détériorer. D’autre part, l’école est souvent un contexte qui peut permettre l’apprentissage de la violence. Il est fondamental de développer des habilités qui permettent d’affronter de façon positive les situations stressantes et les conflits tant au sein de la famille qu’à l’école.

Mesosystème, (relations qui s’établissent entre différents entourages immédiats du sujet, par exemple la relation entre la famille et l’école):
La carence ou l’absence de communication de qualité entre la famille et l’école, et l’absence de réseaux sociaux de support devant des situations qui dépassent les ressources personnelles peuvent favoriser l’apparition de la violence et son apprentissage. Le sujet et sa famille doivent établir des relations positives avec d’autres systèmes sociaux, pour développer la qualité et la quantité de leurs réponses sociales pour résoudre les problèmes, améliorer l’auto-estime etc...

Exosystème, (organisation de l’environnement dans lequel vit le sujet: système économique, politique, médias):
Les médias influent sur les sujets de manière implicite, par conséquent, une exposition incontrôlée et constante à la violence (par exemple dans les médias: journal télévisé, films) entraîne sa normalisation, comme réponse d’interaction valable et efficace. Il convient donc de promouvoir l’utilisation contrôlée des nouvelles technologies, la sélection des médias pour favoriser le processus de l’information et obtenir un plus grand impact émotionnel.

Macrosystème, (structure sociale et culturelle, croyances et attitudes de la société):
À travers des habitudes, des croyances et des attitudes sociales qui promeuvent la violence. Il est important de développer des changement d’attitudes et des alternatives qui permettent de résoudre les conflits de façon positive, en annulant les stéréotypes discriminants, en associant toute la société à cette lutte et en faisant prendre consciente de la présence de la violence dans le système lui même et dans les institutions.

En définitive pour prévenir la violence il est nécessaire d’analyser l’interaction entre les individus et les contextes dans lesquels se produit la violence et agit sur eux.

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2 - Bullying

Qu’est ce que le Bullying?:
Situation de harcèlement ou d’intimidation entre pairs, au moyen d’une violence prolongée, continue et intentionnée, qu’elle soit physique , psychologique ou/et verbale, mené par un individu concret ou par un groupe et dirigé à un individu incapable de se défendre devant cette situation, le transformant alors en victime.

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Qui sont ceux qui interviennent?:

  1. Victime: Individu plus faible qui n’est pas capable de se défendre devant une situation d’intimidation ou de harcèlement.
  2. Agresseur:Individu qui pratique l’intimidation ou le harcèlement.
  3. Observateur: Toutes ces personnes qui observent la situation de mauvais traitement ou d’intimidation.

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Types de Bullying:

  1. Verbal: Mots, insultes, menaces (mauvais traitements directs), lancer des fausses rumeurs ( mauvais traitement verbal indirect).
  2. Emotionnel: Rejet, marginalisation, humiliation, moqueries.
  3. Physique: Agressions comme faire peur, taper, pincer (mauvais traitements directs) voler, abîmer les affaires de l’autre, les cacher (mauvais traitement indirect).
  4. Sexuel: Contacts physiques non désirés, commentaires sexuels non désirés et agressions sexuelles.

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Quelles sont les conséquences d’être soumis au Bullying?:
Les effets que les mauvais traitements d’enfants ou d’adolescents ne se limitent pas à victimes et agresseurs, mais se répercutent aussi sur ceux qui observent la situation.

  • Chez l’agresseur: L’agresseur convertit en habitude la maltraitance par ignorance d’autres modèles d’interaction, il agit toujours avec violence, étant propices à s’impliquer dans des délits. La violence est une réponse généralisée qui se reproduira dans d’autres contextes.
  • Chez la victime: Les conséquences psychologiques personnelles sont : haut niveaux de tension et anxiété constante, douleurs de tête et migraine, fatigue habituelle, problème d’insomnie, cauchemars, hypersensibilité qui l’isole; attaques de panique, palpitations, tremblements, suffocations, irritabilité, auto-estime et auto-confiance ébranlée.. Beaucoup d’entre eux sont atteints de dépression réactive, arrivant dans des cas extrêmes au suicide. Toutes ces conséquences se retrouvent dans les résultats académiques, qui sont généralement faibles présentant souvent des difficultés d’apprentissage.
  • Chez l’observateur: L’apprentissage par modelage convertit le Bullying en une habitude, une réponse acceptée. Parmi les spectateurs cela favorise une attitude passive devant les injustices, en manquant de solidarité avec les autres, en ayant un modelage erroné du courage personnel, ou, au contraire, générer des sentiments de culpabilité pour passer sous silence les agressions entre camarades.

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Comment detecter le Bullying?:

Signaux d’alarme:

  a) Chez la victime:

  • Signaux pour les parents:
    • Revenir de l’école avec des habits abîmés ou désordonnés, des livres abîmés, avec indications de violence ( bleus, coups,...) sans explication naturelle.
    • Aucun camarade ne le raccompagne chez lui .
    • N’avoir aucun ami, ne pas invité aux fêtes des autres camarades, et aussi n’organiser aucune fête parce qu’il pense qu’aucun camarade ne viendra.
    • Eviter d’aller à l’école (ne pas manger, essayer d’être malade, dire qu’il a mal au ventre ou à la tête) parce qu’il a peur d’y aller.
    • Aller à l’école par un itinéraire illogique.
    • Avoir des cauchemars( certains le faisant pleurer).
    • Paraître triste et/ou malheureux ou/et déprimés.
    • Ne pas avoir d’intérêt pour les travaux de l’école.
    • Demander plus d’argent que la normale ou le voler (pour le donner aux agresseurs.



  • Signaux pour les professeurs:
    • Leur faire des blagues désagréables régulièrement.
    • Leur mettre des surnoms.
    • Les insulter ou les dévaloriser.
    • Les ridiculiser.
    • Les provoquer.
    • Les dénigrer.
    • Les menacer.
    • Leur donner des ordres.
    • Se moquer ou rire d’eux.
    • Souffrir d’agressions physiques dont ils ne peuvent se défendre.
    • Etre impliqués dans des bagarres dans lesquelles ils sont sans défense.
    • Leur prendre ou leur abîmer leurs livres.
    • Perdre des choses ou de l’argent sans raison.
    • Ils présentent des griffures ou un autre signe de violence physique sans explication naturelle
    • Etre seul dans la cour à l’heure du déjeuner.
    • Etre choisis les derniers lors des jeux de groupe.
    • Dans la cour chercher à être toujours près d’un adulte.
    • Paraître incertains en classe et avoir des difficultés à parler .
    • Etre déprimé, malheureux , distrait et/ou sans intérêt pour se rendre à l’école.
    • Etre plus faible physiquement.
    • Avoir de “l’anxiété corporelle” c’est à dire , peur qu’on lui fasse mal.
    • Mauvaise coordination physique.
    • Ils sont sensibles, se taisent, sont passifs, soumis et timides.
    • Niveau académique bas.
    • Ils s’entendent mieux avec les adultes qu’avec ceux de leur âge.
    • Auto-estime basse, ils pleurent avec facilité.
    • Ils ne savent pas s’imposer dans le groupe au niveau physique et verbal.



  • Une victime de maltraitance peut aussi présenter des caractéristiques associées à des traits de personnalité tels que:


  • Signaux pour les parents et les professeurs:
    • Ils vont en classe de façon irrégulière.
    • Ils ont peur à la sortie des classes.
    • Ils sont agressifs sans motif.
    • Ils sont tristes et renfermés.
    • Ils montrent des changements brusques d’humeur.
    • Montrer des conduites agressives comme: contrôler les sphincters ou avoir des troubles alimentaires ou du sommeil.


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  b) Chez l’agresseur:

  • Signaux pour les parents:
    • Plus forts physiquement.
    • Avoir une grande nécessité de dominer les autres.
    • Avoir un mauvais caractère et s’emporter avec facilité, fort tempérament.
    • Etre très impulsifs.
    • Etre peu tolérants à la frustration et avoir toujours besoin de s’imposer.
    • Ils sont généralement provocateurs et agressifs vis à vis des adultes.
    • Ils ont une auto-estime élevée pour ne pas paraître peu sûrs d’eux.
    • Ils montrent d’autres attitudes anti-sociales telles que le vandalisme et excès de colère où ils peuvent casser des choses.



  • Signaux pour les professeurs:
    • Ils font des blagues désagréables.
    • Insulter
    • Intimider.
    • Donner des ordres.
    • Se moquer et frapper.
    • Montrer une attitude négative envers l’école dans les niveaux supérieurs.
    • Choisir les plus faibles ou sans défense pour décharger leurs agressions, même devant d’autres élèves intimidés par leur attitude.
    • Les jeux finissent souvent en bagarres et ils se disputent pour n’importe quoi.
    • Ils ne veulent pas être avec les camarades de leur classe.
    • Ils parlent de bagarres dans lesquelles ils sont impliqués comme agresseurs.
    • Ils n’ont pas envie de faire le travail de classe où ils le font sans application.


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Questionnaires pour évaluer le Bullying

Il existe une série d’instruments psychométriques pour évaluer le Bullying, parmi lesquels on peut souligner:

  • Avilés Martínez, J.M. (2002). PRECONCIMEI. Cuestionario sobre intimidación y maltrato entre iguales. Valladolid.
  • Cerezo, F.(2000) BULL-S. Test de Evaluación de la Agresividad entre Escolares. Cruces-Barakaldo: COHS, Consultores en Ciencias Humanas.
  • Olweus, D. (1989). Bully/Victim Questionnaire.
  • Olweus, D., & Smith, P.K. (1995). Manual of the Olweus bully/victim questionnaire. Oxford: Blackwell Publishers.

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Que faire, comment intervenir?

Au moment d’intervenir dans une situation de Bullying il est indispensable de former un réseau de coopération et un travail coordonné avec la famille, le professorat, les professionnels des institutions publiques du territoire et d’autres institutions éducatives. Selon Funes i Anoia (2000), le travail en réseau signifie accepter la globalité de la personne et la difficulté de les séparer en parties, bien que nous ne nous occupions que de certaines d’entre elles. Cela suppose agir quand l’autre termine, partager les objectifs , les connaissances, les instruments de planification et d’action, les possibilités et les limites de chacun, disposer de systèmes souples pour la communication et le contact, etc.

Actuellement on considère que l’intervention doit se réaliser à quatre niveaux: niveau individuel et/ou en groupe, au niveau du contexte scolaire, au niveau familial et au niveau communautaire.

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Contexte individuel-groupe:

Il est indispensable de fomenter une éducation aux valeurs dans le développement personnel basé sur la transmission de valeurs pro-sociales comme la tolérance et la vie en commun pacifique en respectant les différences et le développement de stratégies permettant d’optimiser les moyens personnels et sociaux des enfants et adolescents, en démontrant l’utilité dans le travail des compétences sociales en expression et créativité. Les principaux axes de travail sont:

  • Le développement de la tolérance comme valeur pro-sociale basée sur :
    • L’éducation interculturelle, en promouvant l’intégration et la vie en commun avec d’autres cultures, en favorisant et en renforçant les relations mutuelles entre les différents groupes socio-culturels.

    • L’éducation dans le conflit en promouvant l’enseigner à penser comme outil principal pour la résolution de conflits socio-émotionnels, la dramatisation, la discussion entre camarades et l’apprentissage d’autres stratégies constructives comme la médiation et la négociation.

    • L’éducation à la démocratie et aux droits de l’homme. Ils promeuvent la démocratie participative à travers une participation active, responsable, critique et vers la construction d’une société plurielle et compromise.



  • Le développement des compétences sociales. Travailler: l’auto-contrôle, l’auto-estime, l’assertivité, l’empathie, la communication, la conduite pro-sociale et de coopération et la résolution des problèmes.

  • Le développement de l’expression et de la créativité source de construction personnelle à travers le théatre, le jeu et la création de ressources clés pour l’apprentissage significatif et viventiel. C’est une voie importante de transmition de valeurs et attitudes positives.

Au moment de définir une intervention dans un cas de bullying, on doit élaborer un travail avec l’agresseur, un travail avec la victime, un travail commun agresseur-victime et un travail avec les observateurs.

  • Travail avec l’agresseur: Un des premiers objectifs est de réussir à ce que l’individu comprendre et accepte que les manifestations d’agressivité ne sont pas valables ni acceptables, en favorisant son implication dans le changement d’attitude au moyen d’autres modèles de relation positifs. On doit insister dans la connaissance et la compréhension des sentiments ( les siens et ceux des autres) et essayer d’analyser leurs conduites en réflechissant de façon critique sur les avantages et les inconvénients de ces conduites et si elles sont socialement souhaitées. Ainsi le travail devra inclure une formation en compétences sociales avec des techniques mettant en évidence les processus de développement de la colère et les stratégies de contrôle des situations et des relations: entraînement assertif; auto-observation , auto-registre et auto-régulation; solution de problèmes et techniques de relaxation.

  • Travail avec la victime: On doit tout d’abord analyser, réflechir et présenter des stratégies de solution pour sa situation: assumer la dynamique agression-victimisation en position “inférieure” par rapport au groupe, la position à développer après avoir résolu la situation, etc.. Pour réussir à surmonter la situation conflictuelle, il est important de développer ses compétences sociales par l’intermédiaire de différentes techniques comme les techniques expressives, le rôle playing, l’apprentissage coopératif etc…Le travail devra lui proposer des stratégies d’auto-protection qui favorisent le travail en groupe, la création d’un climat de confiance avec la liberté d’expression, l’augmentation de l’auto-confiance et l’auto-estime, la potentialisation de ses habiletés ainsi comme la potentialisation de la commercialisation et l’assertivité. Dans le shéma de ce type de travail il ne faut pas oublier la possibilité d’utiliser le groupe d’appui et ne pas écarter la possibilité de changer de groupe.

  • Travail commun agresseur-victime: On doit se centrer sur les changements de conduite dans le développement d’attitudes positives et dans la possibilité d’intégration active des deux au sein du groupe. Il est important que les deux individus participent à la suggestion d’objectifs concrets et faisables de changement; Comme l’élaboration d’une liste de conduites à changer et numéroter par ordre de priorité; rédiger un contrat écrit qui implique les deux parties ; récompenser chaque amélioration et suivre un programme d’amélioration progressive de conduite depuis la conduite de départ à la conduite souhaitée. Pour le changement d’attitudes il est nécessaire de s’assurer que l’agresseur connaisse les effets de sa conduite sur la victime, pour pouvoir identifier et parler des comportements agressifs, prendre conscience du véritable objectif de ses conduites actuelles. Il faut également ensemble qu’ils concrétisent les valeurs et les habiletés de chacun, et proposer la réalisation de travaux scolaires ou ludiques ensemble, un travail coopératif, etc.

    Pour mener à bien ces objectifs, on peut utiliser certaines stratégies comme la compréhension et l’expression verbale, l’inversion de rôles, la résolution de conflits, les stratégies pour mettre en valeurs les caractéristiques positives de l’autre, le travail en collaboration, etc.

  • Travail avec les observateurs: Les agissements des observateurs silencieux influencent l’agresseur sachant que la passivité suppose l’approbation de la conduite et le renforcement de l’agresseur. Si au contraire, l’attitude est positive et on désapprouve la conduite, on réussit à amoindrir cette conduite. Pour travailler avec les observateurs on peut faire des sessions d’exposés, de discussion et recherche d’attitudes alternatives qui intensifient l’identité du groupe et renforce la cohésion. Certaines stratégies de travail en groupe sont : mise en place d’un cercle de discussion pour débattre des problèmes en essayant de trouver des solutions positives qui impliquent tout le monde, en identifiant le problème, son analyse, la mise en place de solution et la présentation à la direction pour sa révision. On peut également présenter le drame et le rôle-playing, des activités de discussion au travers de textes, la résolution de conflits, l’apprentissage coopératif et l’appui entre camarades ( entraîner certains élèves pour prévenir et corriger le développement de conduites anti-sociales) .

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Contexte scolaire:

Il est recommandé que les écoles et les lycées aient un programme antibullying, ce programme pouvant avoir trois points clés:

  1. Analyser la situation du centre à travers des enquêtes et/ou des questionnaires auprès des professeurs et des élèves.
  2. Elaborer une règle efficace pour toute l’école avec la tolérance zéro au Bullying.
  3. Proposer des aides efficaces pour la victime, les agresseurs et les observateurs, ainsi qu’aux familles et au professorat.
  • Avec les élèves:

    • Commenter en classe le thème du bullying.
    • Le bullying n’est pas permis et n’est pas un sujet à prendre à la légère.
    • Proposer entre tous une série de règles.
    • Parler ouvertement du bullying (ce que c’est, ce qu’on peut faire, etc...) en donnant des solutions d’ensemble.
    • Parler avec chacun, d’une manière individuelle ( s’ils sont victimes, agresseurs ou complices).
    • Chercher entre tous, une façon afin que les agresseurs forment partie du groupe.
    • Leur enseigner les compétences sociales ( être plus assertifs, empathiques, etc.) et leur fournir des stratégies.
    • fournir des stratégies. Proposer des suggestions pour agir si on est victime de Bullying:

      • Eviter les mots et les confrontations physiques.
      • Se rappeler que la santé et sa propre sécurité valent plus que les choses matérielles, et c’est pour cela qu’il est préférable de ne pas défier les personnes qui intimident.
      • Essayer de ne pas montrer sa colère.
      • Essayer de ne pas être seul dans les endroits où il est facile d’être embêter.
      • Avoir un journal qui indique tout ce qui se passe.
      • Chercher l’aide d’un camarade médiateur ou d’un adulte.

  • Avec les familles:

    • Avoir une relation continue avec l’école.
    • Réaliser des sessions d’étude et de débat sur le modèle de vie en commun dans le centre, etc.

  • Avec le professorat:

    • Les former et les appuyer sur le thème du bullying.
    • Leur fournir des stratégies d’intervention, des guides pour développer et implanter un programme anti-bullying, etc.

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Contexte familial:

Les parents doivent observer leur enfant pour détecter le bullying et agir si c’est le cas. Les spécialistes doivent communiquer aux parents la préoccupation sur ce thème et leur nécessaire implication, informer sur les signaux d’alarme pour détecter, enseigner des stratégies assertives à pratiquer avec ses enfants et,comment se rapprocher de l’école. Ils doivent également leur indiquer des stratégies pour affronter la situation. Il est important que les familles tant celle de la victime,comme celle de l’agresseur ne rentrent pas en conflit mais plutôt en contact afin de trouver des solutions en commun. Ne pas réagir de manière exagérée non plus sachant que cela peut provoquer une réaction exagérée de l’enfant.

On présente quelques propositions sur comment réagir si son enfant est victime ou agresseur:

  • L’enfant est victime de bullying:
    • Se parler à soi même: Animer les enfants à penser à ce qu’ils peuvent se dire à eux même quand on les menace. Il est également utile de penser aux qualités pour contrecarrer les commentaires négatifs.

    • Ignorer: Quand l’enfant est menacé il ne faut pas lui répondre comme si l’agresseur était invisible. Cette stratégie n’est pas effective dans la menace continue.

    • Le message moi: traiter de manière globale pour exprimer les sentiments de façon efficace. L’enfant exprime comment il se sent , quelle est la cause de son malaise et en quoi aimerait-il que les autres soient différents.

    • Visualisation: Visualiser, imaginer des choses pour se protéger. Imaginer que les mots ne l’atteignent pas, et cela lui donne l’image de ne pas avoir besoin, accepter ou croire ce qu’on lui dit. Il peut aussi simuler qu’il a une carapace autour de lui et que les commentaires, les moqueries ne l’atteignent pas.

    • Recentrage: Changer la perception sur le commentaire négatif en tranformant la moquerie en éloge, de cette façon il laisse perplexe celui qui se moque étant donné qu’il n’y a pas de réaction de colère ou de frustration.

    • Etre d’accord avec les faits: Lui donner raison sur la moquerie est une des façons les plus facile de traiter une offense.

    • Répondre à celui qui se moque avec un éloge en rapport avec le thème de la moquerie.

    • Utiliser l’humour: Montrer qu’il donne peu d’importance à la situation.

    • Soliciter de l’aide: Si l’intimidation persiste l’intervention d’un adulte.



  • Après avoir observé les signaux d’alarmes il faut demander directement à l’enfant ce que qui se passe et ce qui le préoccupe, en lui assurant que l’on veut l’aider quelque soit son problème, le prendre au sérieux et vérifier ce qui ce passe, en faisant décrire à l’enfant de manière exacte de comment ils l’embêtent où et qui. Il faut également lui enseigner que répondre par la violence n’est pas le plus adéquat et qu’il doit trouver des solutions pacifiques; En lui donnant le message qu’il peut faire évoluer la situation et qu’on l’aidera à sortir de ce problème ; En l’encourageant pour qu’il soit avec des enfants avec qui il se sente bien et lui enseigner ou revoir et essayer des stratégies effectives de contrôle de la situation.

    Finalement on peut lui donner quelques recommandations comme: joue près du professeur ou d’un groupe et laisser les objets de valeur et l’argent à la maison. Lui conseiller de ne pas venir seul jusqu’à l’école mais avec des amis; lui dire d’écrire un journal où chaque jour il indique ce qui lui arrive, lui demander s’il souhaite qu’à la fin de la classe on le ramène, qu’il modélise l’expression à travers le langage corporel, qu’il modelise des stratégies assertives, qu’il utilise des auto-affirmations positives et qu’on le voit se faire des amis.

    D’autre part les parents peuvent lui enseigner à travailler à la maison certaines stratégies simples qui quelquefois aident les enfants à affronter le bullying.

    Les parents peuvent recommander ces stratégies à leurs enfants quand ils sont victimes de mauvais traitements de la part de camarades, mais il convient également qu’ils se mettent en contact avec l’école et qu’ils ne gardent pas secret le bullying, en transmettant toute l’information sur ce qui arrive (quand, où, comment, les concernés et les témoins , s’il existe des professeurs informés du problème...), en se montrant coopératifs et non pas accusateur, en demandant comment l’école affronte le thème du bullying et s’il existe un programme anti-bullying à mettre en pratique. Parler avec le professorat sur ce qui arrive à l’enfant et/ou s’il existe d’autres cas, parler avec d’autres parents pour freiner le bullying, être en contact permanent avec l’école, demander, enseigner et pratiquer des stratégies pour freiner le mauvais traitement.

  • L’enfant est l’agresseur dans le Bullying:

    Les parents doivent d’abord assimiler la nouvelle de que leur enfant est l’agresseur. Pour l’assimiler il est important que le père ou le mère analyse la situation point par point, qu’ils sachent ce qui se passe réellement et qu’on résolve avec calme la situation. Ce qui ne faut pas faire serait punir directement son enfant, il faut entamer une conversation avec l’enfant en lui disant que le bullying n’est pas aceptable, que s’il se sent frustré, en colère ou agressif il y a d’autres choses qui peuvent se faire, calmement. Les parents peuvent lui présenter les nouvelles conduites, en lui demandant d’écrire une répartition des rôles sur des nouvelles conduites, demander comment on peut l’aider et à qui s’adresser à l’école si la situation continue. Ils doivent expliquer à leur enfant les conséquences concrètes si l’agression continue et surtout rappeler que la priorité c’est de comprendre les sentiments de son enfant et lui enseigner des conduites plus appropriées, en se mettant à sa place.

    Il est également intéressant d’être attentif au comportement de l’enfant à l’école, restructurer le comportement en famille et faire des changements qui permettent à l’enfant de se sentir aimé, respecté et écouté, faire des jeux, du repos et des interactions avec la famille et lui donner confiance en lui.

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Contexte communautaire

La majorité des spécialistes du thème, considèrent qu’une intervention efficace contre le bullying doit impliquer toute la communauté par un travail en réseau. Dans ce travail en réseau de nombreux professionnels à l’extérieur et à l’intérieur de l’école, de l’administration, d’entités et d’organisations d’initiative sociale qui interviennent sur des actions éducatives. Quand nous parlons de différents professionnels il s’agit des services sociaux , de la jeunesse des sports, de la santé etc.. incluant tous les agents civiques du territoire.

Parmi les lignes d’action communautaire ils insistent sur la sensibilisation sur le phénomène et ses conséquences pour des agents du territoire, créer des documents anti bullying dans ce qui reste comme un système agile de communication et de contact et la tolérance zéro au bullying sur tout le territoire, créer un observatoire anti-bullying et établir clairement les mécanismes d’intervention.

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